Cette
partie de l'arbre généalogique a été réalisée par Yvon Le Goff marié à une
descendante de la branche Bourdillon de Châteauroux (fille de Renée Bourdillon -
Archives familiales). Elle a été récemment complété par Peter Bourdillon
(branche anglaise) qui cherche à relier cette branche des Bourdillon avec celle
qui a immigré à Genève.
L'inauguration de l'exposition
"La bibliothèque de Jean-Louis Bourdillon (1782-1826)"
à la médiathèque Équinoxe de la ville de Châteauroux le 20 décembre 2003 a
permis de réunir plusieurs Bourdillon de la branche aînée et de la branche de
Châteauroux.
Léonard Bourdillon
(1725-1802) relate dans son histoire de la famille Bourdillon ses recherches sur
les origines de la famille Bourdillon dans le Berry (voir ci-dessous).
Jean
II Bourdillon (1532-1592) avant de se réfugier à Genève et d’y faire souche,
laissa en France ses deux premiers enfants, nés vers 1550 et qui s’établirent à
Châteauroux. Il est fort probable, mais non encore prouvé, que Jean-Georges
Bourdillon soit le petit-fils de l’un des deux frères. Toutefois Peter
Bourdillon a identifié
deux ascendants : Louis Bourdillon né à Chaillac en 1596 (marié à Jeanne
Bezançon) et son père Jean Bourdillon marié à Pierrette Durand
ce qui tend à infirmer cette hypothèse.
Retenons[1]
I -
Jean-Georges Bourdillon
né vers 1620
Procureur du Roi, il épousa le 30 septembre 1641 Jeanne Robin. Ils eurent 14
enfants qui sont
II –
Jean Bourdillon
(1652-1724)
Marchand, décédé le 20 janvier 1724. Epousa le 03 janvier 1680, à Saint-André de
Châteauroux, Marie Pesnault (ou Senot), Fille de Mathurin Pesnault (ou Senot) et
de Françoise Sourdault. Ils eurent 5 enfants.


Les armoiries de Jean Bourdillon 18 février 1701
Jean Bourdillon (1652-1724)
Généalogie
/
ARMORIAL DE FRANCE EN 1696 PAR D'HOZIER
Bourges
On retrouve un mixte des armes genevoises des Bourdillon hérité des Amblard par
contrat de mariage à la fin du XVIe siècle et celle de Jean Bourdillon de
Châteauroux. Il s'agit donc très probablement des armes d'un descendant cadet
(l'aîné n'aurait gardé que les armes pleines) d'une union entre les deux
branches et après 1615 (enregistrement du changement d'arme de la branche
aînée). Ceci laisse penser que les deux familles sont proches l'une de l'autre.

MI
et celle de Jean Bourdillon de Châteauroux.
III –
Etienne Bourdillon
(1683-1739)
Né et baptisé à St André de Châteauroux le 05 avril 1683, décédé le 02 novembre
1739. praticien, reçu procureur du Duché le 20 juillet 1705. Epouse le 22 mai
1705 Anne, fille de Nicolas de Ruaulx (ou Desriaux, ou Des Reaux) et d’Anne
Vernon, décédée le 30 mars 1760. Ils eurent 12 enfants.
IV –
Jean Bourdillon
(1707-1775)
Né le février 1707. Praticien, reçu procureur postulant en 1735, puis procureur
en 1742. Epouse le 6 février 1741 Marie-Victoire Sallé, fille de Jean Sallé,
marchand, et d’Anne Dubois. Décédé à St André, Châteauroux, le 20 mars 1775.
D’où sept enfants.
V -
Jean-Baptiste Bourdillon
(1741-1816)
Juge au Tribunal Civil de Châteauroux, né le 23 février 1741, décédé en 1816.
Épouse le 15 février 1768 Catherine Sallé, fille de feu Claude Sallé, marchand,
et de feue Agathe Mallard. Ils eurent neuf enfants.
V.1 -
François Bourdillon
(1749-1801)
Frère du précédent. Né et mort à Châteauroux (20 octobre 1749 – 19 juin 1801).
Épousa Solange Barbier dont il eut quatre enfants :
V.2 -
Gabriel Bourdillon
(1751-1848)
Frère des deux précédents. Né le 20 avril 1751, décédé le 15 janvier 1848.
Percepteur à Neuvy-Saint-Sépulchre (Indre). Epouse le 23 août 1784 Marie Basset,
fille de François Basset procureur au baillage, et de feue Marie-Jeanne Leroy.
D’où 6 enfants.
VI –
Jean-Gabriel Bourdillon
(1775-1858)
Né le 28 octobre 1775 à Châteauroux, décédé le 09 octobre 1858 à La Châtre.
Militaire de 1791 à 1815. Engagé à 14 ans, il fit toutes les guerres
napoléoniennes (Essling, Wagram, les cents jours…) et termina chef d’escadron à
l’Etat-Major général de l’armée à l’âge de 38 ans. Épouse le 14 février 1816
Marie-Aglaé Massicot, fille de Claude Massicot juge de Paix, et de Anne Audoux
de Villejovet, demeurant à La Châtre. Ils eurent :
Nous disposons d’une biographie[2]
VII -
François-Gabriel-Anatole Bourdillon
(1822-1874)
Né le 17 avril 1822 à La Châtre, décédé en son château de Bel-Air (Nohant-Vicq)
le 24 novembre 1874 et inhumé à La Châtre. Maire de Nohant-Vicq. Epouse le 26
septembre 1854, à Montlevic, Gabrielle-Herminie de Froment née le 30 avril 1835
, décédée à Verneuil sur Igneraie en avril 1891. Ils eurent trois enfants :
VIII.1 – Gabriel Bourdillon (Marie Jean Baptiste)
Né le 25 août 1856 à Bel-Air (Nohant-Vicq), décédé le 22 janvier 1914. Épouse le
22 avril 1893 Jeanne Marie Sophie Juge de Saint Martin (1870-1955). D’où trois
filles.

Gabriel Bourdillon
Remerciements à Yvon Le Goff pour ses recherches généalogiques
et la mise à disposition du fruit de ses recherches à la famille
Bourdillon
Léonard
(1725-1802) relate dans son histoire de la famille Bourdillon ses recherches :
9 mai 1799
"Je
reçois une lettre sous le couvert du Directoire Exécutif datée de la Châtre en
Berry, de François-Charles Bourdillon (né le 08 janvier 1781) , fils de François
Bourdillon, de Châteauroux, dans l'intention de renouveler connaissance avec
nous. Comme mon frère François avait vu le père à Châteauroux, je le chargeai
d'y répondre, en rappelant que c'était moi qui avait cherché à connaître la
souche d'une famille unique distinguée et très répandue.
Jean Bourdillon de Bourges eut plusieurs fils, entre autres Abraham, notre
auteur qui naquit l'an 1561. L'on me répondit et l'on ne m'instruisit point. En
1788, le gendarme Sallé, beau frère de François Bourdillon, vint aussi me voir
et promit de me faire instruire. En effet, je reçus une lettre de Robertet, de
Bourges, gendre de la dame Moreau Bourdillon, qui ne remplit point mon but. En
1785, parut ici, Nicolas Dreschenne, neveu d'une Bourdillon, de Pierre Moreau et
neveu aussi de Marie Bourdillon auxquels je cherchai à rendre service au sujet
d'un procès. Ils partirent et je n'en eus point de nouvelles, quoique je leur
fis voir que je travaillais à l'histoire de la Famille.
En 1794, je lus dans le moniteur que Gilbert Bourdillon, du Berry, jeune homme
plein de courage et d'honneur, partit pour l'armée quoiqu'il n'avait pas l'âge
de la réquisition, qu'il avait déjà fait une campagne avec deux de ses amis,
contre les ennemis de la France en Allemagne, qu'il s'y est distingué et qu'il
est reparti avec eux.
Je souhaite donc savoir l'origine de notre famille, quels sont les Bourdillon du
Berry qui se sont distingués dans les arts, les sciences, le militaire, le
gouvernement, comme leurs parents genevois. Le sort du brave Gilbert ? Comme mon
frère a vu le père de l'écrivain, c'est à lui de répondre. J'en ai assez dit,
j'en ai assez écrit."
13 juin 1799
"François-Charles
Bourdillon nous répondit de la Châtre qu'il fouillerait les archives et que
Gilbert Bourdillon (28/10/1775 / probablement
Jean-Gabriel
- NDRL) était fils de J.B. Bourdillon et de Catherine Sallé (les noms manquent
sur le document - NDRL) ainsi que le neveu de François. Qu'ils sont là trois
frères qui ont chacun trois enfants, Que Gilbert est fils de l'aîné et qu'il
s'est si bien distingué qu'il est actuellement Maréchal des Logis dans un
régiment de chasseurs à cheval " (ce qui est le cas de
Jean-Gabriel
: Nommé maréchal des logis le1er germinal an VIII (22 mars
1800) – Il a 25 ans et déjà 11 ans de service militaire en période de guerres -
NDRL).
[1] Voir généalogie complète sur Site
Internet Histoire de la famille Bourdillon :
https://histoirefamillebourdillon.fr/6_Bourdillon%20de%20Ch%C3%A2teauroux.html