XIII/ Héraldique de la famille Bourdillon
Lors du mariage d'Anne Amblard avec Gilbert de la Platière (Philibert de la Platièreétait témoin), le père de cette dernière demanda dans le contrat de mariage que Gilbert renonçât à ses armes pour perpétuer les siennes.

Blason Amblard
Ainsi retrouve-t-on ce blason dans l'armorial des familles Bourdillon de Genève (ci-dessous). Les armes Bourdillon étaient (selon un description) sur la maison de la place du Molard. Ce sont elles qui figurent dans le recensement des familles genevoises jusqu'à l'invasion de Napoléon.

Blason famille Bourdillon Armoiries des familles de Genève 1792
Ensuite Léonard préféra reprendre les armes originelles. On les retrouve sur ses jetons. Voir aussi la description de Léonard (1725-1802)
Jetons frappés à Genève pour la famille Bourdillon
Le maréchal de Bourdillon avait fait réunir en un seul blason en les écartelant , les armoiries des Bordes1 (de gueule à trois molettes d’éperon d’or) et celles de la Platière (d’argent au chevron de gueule accompagné de trois annelets de sable) - on trouve aussi trois anilles (ou fer à moulin) de sable.



Maison des Bordes Maison de la Platière Bourdillon de la Platière
Il avait ajouté sa devise
héritée de ses ancêtres : UT SORS VOLET (quoi que le sort veuille),
auquel il avait fait ajouté TAMEN STABO (je resterai debout).

Gravure représentant les armes d’Imbert Bourdillon de
la Platière sur une plaque de cheminée (Château des Bordes)

Blason d'Imbert de la Platière Maréchal de Bourdillon
1 Dans les armorial du Nivernais (historique et archéologique) par le Comte de Soultrait. Tome II. Nevers M DCCC LXX IX), on retrouve les éléments suivants concernant les Bordes.
Les armes du Maréchal sont retrouvés sur deux jetons où on peut lire sa devise UT SORS VOLET (quoi que le sort veuille), TAMEN STABO (je resterai debout).

Enfin, Il faut noter
deux autres blasons Bourdillon
- l'un à Chateauroux de Jean Bourdillon


Origine Châteauroux (source non
identifiée) / Jean Bourdillon
(1652-1724)
On retrouve un mixte des armes genevoises des Bourdillon hérité des Amblard par contrat de mariage à la fin du XVIe siècle et celle de Jean Bourdillon de Chateauroux. Il s'agit donc très probablement des armes d'un descendant cadet (l'aîné n'aurait gardé que les armes pleines) d'une union entre les deux branches et après 1615 (enregistrement du changement d'arme de la branche aînée). Ceci laisse penser que les deux familles sont proches l'une de l'autre.
Ce mixte des armes a été retrouvé sur une pochette en soie d'époque (cf. photo ci-dessous)


- l'autre à Thiers
