14.1
Jules Stalla Bourdillon (1886-1963)
officier, homme d’affaires, poète
et passionné de généalogie
Jules était passionné de généalogie
Il disait que c'est son oncle Léon Bourdillon (1971-1934) qui lui en a donné le
goût. Il a connu Léon Bourdillon du Quesne de Quelar (1877-1968), fils de
Théobald qui a fait un essai sur la famille à ce jour non retrouvé. Il a
rencontré
Jean-Pierre Busson, chartiste, auteur d'une thèse sur le maréchal de Bourdillon
(Imbret de la Platière).
Léon Bourdillon du Quesne de Quelar s'était appuyé sur un document qu'il jugé
capital : le "Mémoire de famille" de
Blanche Bourdillon
(dernière survivante de la branche d'Auvergne). Il en avait noté des extraits.
Ci-dessous sont présentés des extraits de la correspondance de 1951 de Jules
Stalla-Bourdillon avec ses cousins s'appuyant sur le Mémoire de famille de
Blanche Bourdillon
Selon lui : ce document établissait la parenté entre les branches genevoises et
auvergnates (il y avait des originaux du XVIème et du XVIIIème siècle).

Ce document affirmait le rattachement des de la Platière aux Bourdillon

Ce document retracait la filiation du mariage Amblard aux Bourdillon

Ce mémoire de famille considérait que le magnifique dessin de Philibert de la Platière au musée de Condé à Chantilly est en fait un dessin de Philibert II


Philibert II de la Platière (Musée de Condé à Chantilly)
Jules Stalla-Bourdillon s'est marié avec Germaine Guérin.
Ils auront trois enfrants : Antoine (1926-1996), Anne (1931-2011 ) et Yves (1935-2012)
Jules, Germaine et leurs 3 enfants / Yves, Anne et Antoine (de gauche à droite)
Jules Stalla-Bourdillon était poète
Il a écrit : Au foyer de la Comédie Française en 1931 et Clartés en 1947


Dans Clartés se trouve un poême dédié : "A mes hommes de 1914-1916" et un dédié à Charles et Jules Bourdillon écrit au Praz de Saint Bon en 1927. On y trouve aussi Ode au vent d'Ouest traduit et adapté de Shelley.
R. Pendariès nous dit qu' "il puisait son inspiration dans toutes les émotions éprouvées dans la succession des espoirs et des inquiétudes rencontrés sur le chemin de la guerre et de la vie".
"Avec une plume alerte, une sensibilité délicate, il traduisait ce que son coeur ressentait dans un style plein de poésie, de finesse et de charme "vielle France" " :
"Dominant le flot qui m'emporte
Je jette au vent mes chants, mes cris.
Parfois, même je les écris."
Il a traduit la poésie de Kipling : les ifs. Il envoya sa traduction à Rudyard kipling. Kipling lui répondit le 24 octobre 1928, il le remercia et lui dit : "It seems to me a close and a adequate translation, with much grace in it specially in the fourth verse."


Les ifs, poème de R. Kipling traduit par Jules Stalla-Bourdillon
Il a traduit également du Byron ci-dessous

Enfin Jules Stalla-Bourdillon était une personnalité varoise
Jules Stalla-Bourdillon s'installa à Saint-Cyr sur mer. Il dirigeait une importante affaire immobilière. R. Pendariès dit qu' "il mettait ses qualité professionnelles, notamment la législation sur l'habitat, à la disposition de tous avec un empressement sinon avec amabilité."
Il a été enterré à Saint-Cyr le 26 janvier 1963. "Il repose maintenant dans le petit cimetière de St-Cyr dans le calme reposant des grands cyprès, dans l'acre senteur des pins, face à cette mer immuablement bleue , dont la grande houle du large versera les plaintes de ceux qui l'ont aimé" R. Pendariès
Source
- Hommage de R. Pendariès (Saint-Cyrien promotion Montmirail 1912-1914), 27 janvier 1963, à Stalla-Bourdillon : un officier, un poête et une personnalité varoise
- Documents remis par Bertrand Stalla-Bourdillon (photos et textes)
- Lettre à Kipling à propos de la traduction française du poême les ifs