Conclusion

 

Ce nouvel ouvrage actualise les connaissances sur l’histoire de la famille Bourdillon. L’accessibilité des documents généalogiques dorénavant numérisés a largement permis de documenter de nombreuses pistes portées par nos anciens. La perte des documents de Blanche Valentine Bourdillon constitue cependant une énorme perte pour la famille car elle disposait d’éléments cruciaux permettant de remonter à Gilbert de la Platière.

Si nous sommes certains qu’Abraham était de Bourges en Berry (Léonard Bourdillon de Genève précise que Jehan aurait eu de Bourges en Berry 8 enfants dont Abraham et il cherchait à connaitre son ascendance), nous ne disposons toujours pas de rattachements historiques prouvés permettant de remonter jusqu’à Gilbert de la Platière marié le 18 mai 1502 à Anne d’Amblard, fille du Chevalier d’Amblard et aux liens avec les La Platière. Cependant nous disposons de deux forts éléments de présomption :

-  Le mémoire du petit-fils de Gilbert Bourdillon racontant l'histoire de Gilbert et de Jehan I et II. Blanche Valentine Bourdillon (branche Auvergne – 1844-1924), décédée à Moulins l’avait légué à Léon Bourdillon de Queylar (1877-1968). Nous n’en disposons que d’une copie (en vieux français).

-  La découverte du mixte des armes genevoises des Bourdillon hérité des Amblard et de celle de Jean Bourdillon de Châteauroux (1652-1724) soulignant les liens entre les familles française et genevoise.

Toujours est-il que le récit familial nous rattache au Nivernais, aux La Platière, au Maréchal Imbert de la Platière, Maréchal de Bourdillon, Seigneur d’Epoisses (1516-1567), et à Jehan I (qui embrasse la religion réformée) et Jehan II dit Bourdillon probable père d’Abraham.

Depuis Genève jusqu’à aujourd’hui nous disposons d’une filiation complète pour les branches ainées et cadettes.

L’histoire de la famille genevoise est racontée par Léonard, élu au grand conseil de Genève. Ses manuscrits, préservés dans les archives de Genève, sont précieuses même si certains de ses récits, en particulier ceux consacrés au XVIᵉ siècle et au début du XVIIᵉ siècle, sont considérés comme du récit familial.

Le XVIIIème siècle a été marquée par l’émigration en Europe, Amérique, aux Caraïbes... La branche anglaise essaimera dans l’empire britannique : en Afrique, Inde et Australie.

Nous retiendrons :

-  pour la branche ainée après un passage en Martinique, le développement, à partir de Marseille, d’une forte activité commerciale et le début d’une lignée de médecins sur 5 générations. Les activités de résistant de Charles (1891-1963) pendant la seconde guerre mondiale sont à souligner

-  pour la branche cadette quelques personnalités de renom : un gouverneur du Bengale (Sir James) , du Nigéria (Sir Bernard), un poète mondialement connu (Francis Williams) et un des meilleurs alpinistes de sa génération (Tom Bourdillon qui faisait partie de l'expédition ayant conquis l'Everest en 1953)

-  l’existence de nombreuses branches Bourdillon de Sologne, d’Auvergne, du Rhône, du Dauphiné, du Nivernais, du Pays Basque, parfois dès le XVIᵉ siècle. Il s’agit probablement de branches distinctes. Ceci est particulièrement marqué pour la branche nivernaise considérée comme le berceau de la famille où il faut souligner le paradoxe entre l'origine noble de la famille et l'origine populaire des Bourdillon y résidants :  maréchal ferrant, serrurier, maître d'hôtel, tonnelier, sellier, salpêtrier mais aussi dans la maréchaussée...

-  le bouleversement de l’ensemble des familles durant la guerre de 14-18.

-  et le souhait exprimé par la famille de poursuivre le travail de transmission du récit familial. C’est une des raisons qui a mené à l’organisation d’une nouvelle réunion près de 45 ans après celle de Montvillargenne en Ile-de-France où plus de 200 Bourdillon du monde entier se sont réunis.

Retour Sommaire