François-Abraham ou Abraham Bourdillon (1561-1647)
et ses enfants sont reçus Bourgeois de Genève

 

Abraham Bourdillon est né à Bourges.

Dans un de ses courriers Octavie Bourdillon (1909-1997) mentionne que "Dans les papiers de Léonard, celui-ci dit, mais sans en donner la preuve, qu'Abraham Bourdillon était né  Bourges en 1561". En tout cas il est certain que Galiffe dans ses notices généalogiques sur les familles genevoise depuis les premiers temps jusqu'à nos jours (J. Jullien libraire éditeur Genève 1892) se trompe. Il dit qu'il est baptisé le 28 janvier 1570 or il fait l'achat d'une maison en 1580. Il meurt à l'âge de 86 ans le 2 novembre 1647. Il est donc né entre 1560 et 1561. Il ne peut être le fils de Jehan Bourdillon et de Claude Plantan puisque ceux-ci se sont mariés en 1564. Est-il un enfant d'un autre mariage ?  Dans la lettre familiale d'un enfant de Jehan II lettre qui donne tant d'information,  Jehan II épouse en premier mariage sa cousine Anne de Tournebranle dont il eut  5 enfants : François (mort jeune), Humbert (mort jeune), Judith (morte à 11 ans), Claude qui avait pour parrain Claude de Brune en Gastinais (il redevient catholique et aurait ainsi été rétabli dans sa noblesse de la Platière) et un autre enfant qui est allé à Maringues sous la protection du duc de Bouillon. L'auteur de cette lettre (l'enfant parti pour Maringues) parle de son demi-frère Abraham.

Genève au XV-XVIème siècle
Genève au XV-XVIème siècle

Abraham Bourdillon  s’intègre bien à Genève. Il est maître corroyeur. Il achète une maison et une manufacture de cuir rue du Temple en 1580.

Il se marie le 30 avril 1594. Il aura dix enfants dont sept moururent jeunes.

Le contrat de mariage nous apprend que :

 

Abraham Bourdillon prend part à la guerre contre le duc de Savoie. Il est blessé au combat de la Ménoge du 17 septembre 1590 et boitera le reste de ses jours. La société d'histoire et d'archéologie de Genève au début du XX ème siècle le considère comme un brave loin du "panégyrique" pompeux et dramatique rédigé à la fin du XVIIIème siècle.

En 1602, le duc de Savoie attaque Genève. Ce sont les combats de l’Escalade auxquels prend part Abraham comme tous les citoyens de Genève. Les Genevois repoussent les Savoyards et Abraham, soldat, reçoit du conseil deux ducatons en récompense de sa bonne conduite.  

 

Lettres de Bourgeoisie Abraham Genève_1 

Le combat de l'escalade contre le duc de Savoie 21-22 décembre 1602

 

En 1613, il est reçu, avec ses deux fils Jean et Jacques  : Bourgeois de Genève " eu égard aux bons et agréables services qu’il nous a cy-devant faicts au port des armes ". 

 

Bourgeois de Genève 1

Bourgeois Genève 2

 

Voici la tradition en français d’aujourd’hui que nous avons tenté de faire avec l’aide ee ChatGPT

Nous, syndics et membres du Conseil de Genève, faisons savoir à tous que les habitants de notre cité nous ont demandé de bien vouloir recevoir Abraham Bourdillon, originaire du Berry, parmi les bourgeois de Genève, ainsi que ses deux fils, Jacques et Jean.

Après avoir examiné favorablement cette demande, nous avons décidé, avec bienveillance, de les accueillir et de leur accorder le statut de bourgeois.

Cette admission vaut pour Abraham Bourdillon lui-même, pour ses deux fils Jacques et Jean, ainsi que pour tous leurs futurs descendants masculins, naturels et légitimes, sans limitation de génération.

Nous voulons et ordonnons que, désormais et pour toujours, tant qu'Abraham Bourdillon et les membres de sa famille ainsi désignés résideront dans notre ville, ils puissent jouir de l'ensemble des privilèges, franchises, libertés, prérogatives et avantages attachés à la bourgeoisie genevoise, ainsi que des honneurs et droits habituellement reconnus aux autres bourgeois.

En contrepartie, Abraham Bourdillon s'est engagé librement et solennellement, en prêtant serment sur les Saintes Écritures, à respecter les obligations suivantes :

1. Respecter la foi réformée évangélique et vivre conformément à ses principes.

2. Faire preuve de fidélité envers Genève, obéir aux syndics, au Conseil et aux autorités qui leur succéderont, et respecter les libertés, franchises, coutumes, droits, statuts et règlements de la cité.

3. Participer aux charges publiques, en contribuant aux dépenses nécessaires à l'intérêt et au bien de la ville.

4. Assurer sa participation à la défense de Genève, notamment en étant équipé des armes nécessaires.

5. Pouvoir acquérir des biens immobiliers, notamment une maison dans la ville et des propriétés dans les territoires bénéficiant des franchises genevoises, selon ses moyens.

6. Respecter les règles commerciales et territoriales imposées par la cité, notamment en matière de marchandises étrangères.

7. Résider à Genève et ne pas aller s'établir ailleurs sans l'autorisation préalable des autorités.

8. Préserver la sécurité et l'ordre religieux de la cité, en ne tolérant aucune entreprise hostile à Genève ou à la Réforme évangélique parmi ses fils, et en informant les autorités de toute tentative de cette nature dont il aurait connaissance.

Plus généralement, Abraham Bourdillon s'engage à accomplir toutes les obligations qui incombent à un bourgeois fidèle et loyal. En reconnaissance de ces engagements, le Conseil lui accorde, ainsi qu'à ses descendants désignés, le bénéfice de la bourgeoisie genevoise. Le présent acte est établi et délivré sous le sceau de la cité et la signature du secrétaire, le 10 décembre 1613.

Il est particulièrement important de noter : 

1. La filiation d'Abraham est explicitement indiquée. Le document désigne Abraham comme « fils de Jean Bourdillon de Bourges en Berry ». C'est une indication précieuse sur les origines berrichonnes de François-Abraham Bourdillon (1561-1647).

2. Jacques et Jean sont nommément reconnus comme ses fils. Ce n'est donc pas seulement Abraham qui obtient la bourgeoisie : ses deux fils sont expressément inclus dans l'acte.

3. La transmission est héréditaire, mais avec une précision importante. L'acte prévoit la transmission aux descendants masculins naturels et légitimes, sans limitation de génération. C'est un élément essentiel pour comprendre la constitution de la branche genevoise.

4. La bourgeoisie représente un véritable statut social et juridique. Elle donne notamment accès : aux droits et privilèges des bourgeois de Genève ; à la possibilité d'acquérir une maison et des propriétés ; à une reconnaissance officielle au sein de la communauté genevoise. En contrepartie, elle impose fidélité politique, participation aux charges publiques et adhésion à la Réforme.

5. La date de 1772 mérite attention. Nous avons vraisemblablement ici une copie authentifiée (vidimus) d'un acte de 1613, légalisée le 1er février 1772. Il faudra distinguer soigneusement la date de l'acte initial de celle de sa certification

 

Il mourut à 86 ans le 11 novembre 1647

Ses enfants

Jean, le fils cadet d’Abraham meurt de la peste à l’âge de 29 ans (peste de 1640-1641)

Jacques eu 9 enfants. 
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Etienne (1619-1653) son aîné aura une descendance. 

-
Bernard (1637-1704), son dernier fils, fut Régent au Collège. Il aura treize enfant. Jean-Georges, son aînée, est à l’origine de la branche aînée des Bourdillon. Ami I, le cadet, né en 1670, est à l’origine des branches cadettes. Robert, né en 1679, sera à l'origine d'une 3ème branche qui s'éteindra avec le général Jean-David Bourdillon (1903)

Abraham avait un frère, Thomas, tanneur à Gex. Il n’est pas exclu que les Bourdillon non raccordés à ce jour à la branche de Genève et implantés aujourd’hui dans le région Rhône-Alpes soient des descendants de Thomas... à moins qu’ils ne descendent de Claude partit pour la Savoie.

 

Peter Bourdillon (branche anglaise), petit-fils de Francis Bernard Bourdillon, en 2022 a fait des recherches (en anglais) pour tenter de relier Abraham à la famille de la Platière. Il concluait de la manière suivante :

* "Je n'ai pas été en mesure de confirmer qu'Abraham descendait de la famille Platière et je n'ai pu trouver aucune preuve que les armoiries adoptées
par Abraham Bourdillon en 1615 était le blason de la famille Amblard"
* "Sur l'absence de progrès depuis 1955 dans la recherche preuve de:
1. du mariage de Gilbert de la Platière et Anne Amblard
2. de la relation entre Jehan Amblard dit Bourdillon et Gilbert de la Platière et Anne Amblard
3. la relation entre Jehan Amblard dit Bourdillon et Jehan II de Beaune en Gâtenois"

Il concluait ainsi : "actuellement nous ne sommes pas en mesure de prouver une descendance d'aucune Bourdillon avant Jean Bourdillon, dont le fils Abraham est né en
1561 à Bourges (Cher)"

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