François-Abraham ou Abraham Bourdillon (1561-1647)
et ses enfants sont reçus Bourgeois de Genève

Le contrat de mariage nous
apprend que :
Abraham Bourdillon prend part à la guerre contre le duc de Savoie. Il est blessé au combat de la Ménoge du 17 septembre 1590 et boitera le reste de ses jours. La société d'histoire et d'archéologie de Genève au début du XX ème siècle le considère comme un brave loin du "panégyrique" pompeux et dramatique rédigé à la fin du XVIIIème siècle.


Voici
la tradition en français d’aujourd’hui que nous avons tenté de faire avec l’aide
ee ChatGPT
Nous, syndics et membres du Conseil de Genève, faisons savoir à tous que
les habitants de notre cité nous ont demandé de bien vouloir recevoir Abraham
Bourdillon, originaire du Berry, parmi les bourgeois de Genève, ainsi que ses
deux fils, Jacques et Jean.
Après avoir examiné favorablement cette demande, nous avons décidé, avec
bienveillance, de les accueillir et de leur accorder le statut de bourgeois.
Cette admission vaut pour Abraham Bourdillon lui-même, pour ses deux fils
Jacques et Jean, ainsi que pour tous leurs futurs descendants masculins,
naturels et légitimes, sans limitation de génération.
Nous voulons et ordonnons que, désormais et pour toujours, tant qu'Abraham
Bourdillon et les membres de sa famille ainsi désignés résideront dans notre
ville, ils puissent jouir de l'ensemble des privilèges, franchises, libertés,
prérogatives et avantages attachés à la bourgeoisie genevoise, ainsi que des
honneurs et droits habituellement reconnus aux autres bourgeois.
En contrepartie, Abraham Bourdillon s'est engagé librement et
solennellement, en prêtant serment sur les Saintes Écritures, à respecter les
obligations suivantes :
1. Respecter la foi réformée évangélique et vivre conformément à ses
principes.
2. Faire preuve de fidélité envers Genève, obéir aux syndics, au Conseil
et aux autorités qui leur succéderont, et respecter les libertés, franchises,
coutumes, droits, statuts et règlements de la cité.
3. Participer aux charges publiques, en contribuant aux dépenses
nécessaires à l'intérêt et au bien de la ville.
4. Assurer sa participation à la défense de Genève, notamment en étant
équipé des armes nécessaires.
5. Pouvoir acquérir des biens immobiliers, notamment une maison dans la
ville et des propriétés dans les territoires bénéficiant des franchises
genevoises, selon ses moyens.
6. Respecter les règles commerciales et territoriales imposées par la
cité, notamment en matière de marchandises étrangères.
7. Résider à Genève et ne pas aller s'établir ailleurs sans l'autorisation
préalable des autorités.
8. Préserver la sécurité et l'ordre religieux de la cité, en ne tolérant
aucune entreprise hostile à Genève ou à la Réforme évangélique parmi ses fils,
et en informant les autorités de toute tentative de cette nature dont il aurait
connaissance.
Plus généralement, Abraham Bourdillon s'engage à accomplir toutes les
obligations qui incombent à un bourgeois fidèle et loyal. En reconnaissance de
ces engagements, le Conseil lui accorde, ainsi qu'à ses descendants désignés, le
bénéfice de la bourgeoisie genevoise. Le présent acte est établi et délivré sous
le sceau de la cité et la signature du secrétaire, le 10 décembre 1613.
Il
est particulièrement important de noter :
1. La
filiation d'Abraham est explicitement indiquée. Le document désigne Abraham
comme « fils de Jean Bourdillon de Bourges en Berry ». C'est une indication
précieuse sur les origines berrichonnes de François-Abraham Bourdillon
(1561-1647).
2.
Jacques et Jean sont nommément reconnus comme ses fils. Ce n'est donc pas
seulement Abraham qui obtient la bourgeoisie : ses deux fils sont expressément
inclus dans l'acte.
3. La
transmission est héréditaire, mais avec une précision importante. L'acte prévoit
la transmission aux descendants masculins naturels et légitimes, sans limitation
de génération. C'est un élément essentiel pour comprendre la constitution de la
branche genevoise.
4. La
bourgeoisie représente un véritable statut social et juridique. Elle donne
notamment accès : aux droits et privilèges des bourgeois de Genève ; à la
possibilité d'acquérir une maison et des propriétés ; à une reconnaissance
officielle au sein de la communauté genevoise. En contrepartie, elle impose
fidélité politique, participation aux charges publiques et adhésion à la
Réforme.
5. La
date de 1772 mérite attention. Nous avons vraisemblablement ici une copie
authentifiée (vidimus) d'un acte de 1613, légalisée le 1er février 1772. Il
faudra distinguer soigneusement la date de l'acte initial de celle de sa
certification
Ses enfants
Peter Bourdillon (branche anglaise), petit-fils de Francis Bernard Bourdillon, en 2022 a fait des recherches (en anglais) pour tenter de relier Abraham à la famille de la Platière. Il concluait de la manière suivante :
* "Je n'ai pas été en mesure de confirmer qu'Abraham descendait de la famille Platière et je n'ai pu trouver aucune preuve que les armoiries adoptées
par Abraham Bourdillon en 1615 était le blason de la famille Amblard"
* "Sur l'absence de progrès depuis 1955 dans la recherche preuve de:
1. du mariage de Gilbert de la Platière et Anne Amblard
2. de la relation entre Jehan Amblard dit Bourdillon et Gilbert de la Platière et Anne Amblard
3. la relation entre Jehan Amblard dit Bourdillon et Jehan II de Beaune en Gâtenois"
Il concluait ainsi : "actuellement nous ne sommes pas en mesure de prouver une descendance d'aucune Bourdillon avant Jean Bourdillon, dont le fils Abraham est né en
1561 à Bourges (Cher)"