Pierre-Elie Bourdillon (1775- ?) émigre vers
l’Italie,
Giovanni Bourdillon, son fils fit legs de son palais de Massa
Pierre-Elie Bourdillon (1775-?), fils de
Jean-Léonard Bourdillon (1743-1819) et petit-fils de Jaques dit l'aîné
(1665-1772) épouse avec l'approbation de sa famille genevoise Pauline Perazzo,
fille de feu Giovanni Perazzo. Naquit à Gênes un premier fils : Jean-Léonard II
né en 1801. Léonard (1725-1798), l'historien de la famille, le qualifiera
de 147ème citoyen de la famille. Il est probable qu'il s'agisse Jean-Léonard II
ou de de son frère Giovanni.
Nous ne savons peu de chose de Giovanni Bourdillon si ce n'est
qu'il a hérité de biens importants de la famille Perazzo de Gênes (biens de
son oncle Avv B. Perrazzo). Il meurt le 30 décembre 1878 en léguant à
l'hôpital tous ses biens des communes de Massa, Carrara et Avanza (Notaire
Antonio Biraghi siégeant 4 rue Bigli à Milan - 4 janvier 1879).
Dans le legs, il y a un palais du XVIème
siècle, place Mercurio : palais des comtes Stafetti, ensuite devenu propriété
de la famille Perazzo de Gênes. Ce palais était composé d'appartements
d'habitation et de magasins donnant place Mercurio et rue Alberica. L'hôpital
ne pouvant rien en faire décide alors de le vendre à la commune de Massa.



Palazzo Bourdillon à Massa en Italie – Visite de
François Bourdillon
Il existe une plaque commémorative de remerciements à
Giovanni Bourdillon au sein de l'Hôpital Ss Giacomo e Christoforo de Massa (ci-
dessous) :

Giovanni Bourdillon
originaires de Gênes
mort à Milan le 30 décembre 1878
donne à cet hôpital
avec testament du 6 avril 1870
les biens de l'oncle Avv. B. Perazzo hérités dans les communes
de Massa et Carrara.
Les oeuvres de charité
honorent et perpétuent la mémoire
du généreux donateur
le 20 janvier 1879
par ce monument
Giovanni Bourdillon plaque commémorative
de l'hôpital Ss Giacomo e Christoforo de Massa



Il existe dans les archives d'Etat des documents relatifs
aux legs de Giovanni Bourdillon aux oeuvres de Charité de Massa :
- ASMS, fondo Congregazione di Carita.
Informations relatives à la célébration en faveur du bienfaiteur Bourdillon
et des éléments relatifs à la succession en particulier il certificato di
denunciata successione dell'Ufficio del registro delle successioni in Milano,
con l'elenco delle propriéta (b. 22, fasc 55)
- ASMS, Archivio dei Notai di Massa, en
particulier l'inventaire du legs du 24 février 1879 par le notaire Ultimio
Carlo Pieroni de Massa (Vol. 23, N°139.
Des recherches complémentaires pourraient être
envisagées aux archives de la préfecture du royaume d'Italie, et auprès de
l'administration générale provinciale de Ss Giacomo e Christoforo de Massa
Les liens avec la famille Bourdillon sont établis.
Pierre-Elie (1775-?), fils de Jean-Léonard Bourdillon (1743-1819) et petit fils
de Jaques dit l'aîné (1665-1772) épouse avec l'approbation de sa famille genevoise
Pauline Perazzo, fille de feu Giovanni Perazzo. Naquit à Gênes un
premier fils : Jean-Léonard II né en 1801.
Léonard (1725-1798),
l'historien de la famille, le qualifiera de 147ème citoyen de la famille. Il
est probable qu'il s'agisse de Giovanni ou de son frère. Généalogie
Léonard Bourdillon (1725-1802) dans son histoire de la
famille Bourdillon relate le mariage de Pierre-Elie, la naissance d'une fille et
de Jean-Léonard II :
"18 janvier 1797.
Mon neveu Pierre-Elie Bourdillon, alors âgé de 54 ans, fils aîné de mon
frère cadet et filleul, Jean-Léonard, le magistrat de police, partit pour se
rendre dans la maison Bouillon, Bazin et Cie à Gênes, en compagnie du jeune
Bonnet Mirabaud et de Pasteur, de Livourne. C'est lui qui ressemble à
Bonaparte, sous lequel il a servi deux ans et a reçu une petite éclaboussure
d'une bombe à la jambe.
Étant dans mes 72ème hiver, et atteint d'un rhume universel, ma seule maladie
ordinaire qui m'avait retenu dans la chambre depuis six jours, j'eus vers le
soir une attaque de paralysie qui me priva de l'usage de la parole pendant
quelques minutes, accompagnée de quelques mouvements involontaires., dont je
fus rétabli par le moyen de l'eau de Carmes que j'avalais toute pure dans une
grande cuillère à café.
1er novembre 1797.
Mon neveu Pierre-Elie Bourdillon, (fils de Jean-Léonard Bourdillon) qui était
venu faire un tour à Genève, s'est associé à Gênes, avec le fils Bonnet
Mirabaud, sous la raison sociale de Bonnet et Bourdillon et sous la protection
de Pommier, ci-devant associé de Ricard et Bramerel, qui leur remttra la suite
de ses affaires au printemps prochain. Mon filleul travaille avec eux.
20 décembre 1797
Bouillon chez qui mon neveu Pierre-Elie Bourdillon était entré à Gênes avant
que de former une société, ce Bouillon a été créé administrateur par la
nation française et chargé d'aller prendre possession d'une terre située
près de Mesola en Italie de 44 000 toises de circonférence dans la région de
Venise dont un tiers est baugné par la mer Adriatique et les deux autres tiers
par le Pô, terre que l'Empereur avait volé au Pape. Il est parti avec 400
hommes pour aller prendre possession du château qui est à trois tours, et il a
pris dans sa voitrure mon neveu et filleul Léonard Bourdillon. Le voilà dans
une bonne passe et il s'agit de s'y maintenir et de s'avancer. C'est ce
qu'il nous écrit de ferrar en disnat qu'il n'abuse pas, mais qu'il ne perdra
pas de vue les instructions que je lui ai données de vive voix et par écrit.
Il m'informe qu'il a auprès de l'administration le titre de Chancelier et que
son sceau est apposé à tous les actes de conséquence qui sont exhibés.
2 mars 1799.
Pierre-Elie, fils de Jean-Léonard Bourdillon Delisle, mon frère cadet et
filleul, épousa à Gênes, avec notre approbation, Pauline, fille de feu
Giovanni Perazzo. C'est une alliance qui nous fait honneur. Il y a dans cette
famille deux fils dont l'un est membre de la Cour des hauts jurés et le cadet
avocat, et trois filles dont l'une est mariée à Burlasco, noble campagnard.
Par le contrat, auquel assista mon ami l'avocat Vieussieux, l'épouse recevra
dans six mois, trente mille francs de dot avec intérêt. En attendant le
capital est hypothéqué sur tous les biens. Mon neveu obtient une entière
autorité sur l'éducation de ses enfants des deux sexes, et se réserve de les
élever dans sa religion. Quoique l'épouse ne soit âgée que de vingt ans,
ayant été élevée à la genevoise, c'est elle qui est gérante dans la
maison, en sorte que voilà mon neveu qui, au fond de l'Italie, se trouve au
sein de sa famille soit en ville, soit en campagne.
Ils ont un oncle paternel qui a fait beaucoup de bruit en Suède et
principalement à Varsovie où il était fort aimé du Roi qui l'a anobli. Il
s'est retiré du monde et vit tranquille à dix lieues de la capitale. Je lui
écrivis ainsi qu'à son épouse, de laquelle je reçus une réponse des plus
intéressantes.
Mai 1800
Naquit à Gênes une fille à mon neveu Perazzo-Bourdillon (fils de
Jean-Léonard 1743-1819). La ville était canonnée par les autrichiens et
bombardé par les anglais, en sorte qu'elle vint au monde au travers des bombes
et des boulets, car plusieurs de ceux-ci tombés sur la maison voisine, ce qui
n'empêche point la mère d'allaiter son enfant. C'est une femme de caractère
qui a plus de courage que deux genevoises, qui avortèrent de frayeur aux
éclats des bombes et aux ravages des boulets. C'étaient la femme de Pommier et
celle de Tollot.
7 décembre 1801
Naquit à Gênes, un fils à Pierre-Elie Bourdillon-Perazzo : Jean-Léonard
II se trouve ainsi être le 147 ème citoyen de la famille.
Je répondis à mon neveu et je terminai mon épître pour lui dire qu'autrefois
Gênes et Genève étaient sœurs. Aujourd'hui voilà un Bourdillon citoyen de
l'une et l'autre cité. Que faut-il augurer. Ce que j'ai jamais abandonné. Je
vis voir à mon notre ami Vieusseux, que j'avais un avocat à Paris auprès de
Bonaparte. Tout français qu'il est, Bruguère prit généreusement notre cause
en main et par mon entremise je fis dire au premier consul, que jamais nous
n'avons voulu vendre notre liberté, ni trahir nos serments. De ton coté, établis
cette grande vérité auprès des députés que vous enverrez à Amiens et dans
toutes les autres occasions. Gênes est libre, il faut que Genève le soit
aussi. C'est un combat à mort dont il faut sortir vainqueur et ton fils sera
plus heureux que nous".
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