Ami-Jean Bourdillon
(1783-1872)
Généalogie
Ami-Jean
est né à Genève le 8 février 1783.
Léonard Bourdillon
(1725-1802) dans son histoire de la famille Bourdillon relate son travail dans
l'horlogerie :
"31 mai 1799. Mon neveu Ami-Jean Bourdillon travaillant chez Louis
Colladon est parvenu au bout de deux ans à se mettre "montre en poche". C'est
lui qui à l'âge de 16 ans a fait le mouvement et qui l'a fini. Il porte son nom"
En 1803, il a 20 ans. Genève est devenue un
département français. Afin d’échapper à la conscription il veut rejoindre son
oncle, Urbain Archer, frère de sa mère, qui s’est établi à Port-au-Prince dans
l’île de St Domingue.
François
son père s’engage de fournir un homme à sa place :
" Je soussigné
François
Bourdillon, déclare et promets que si mon fils ami-Jean, inscrit sur les
tableaux de la commune de Genève des conscrits pour l’an douze et actuellement à
Bordeaux, était tiré pour marcher, je fournirai un homme à sa place ayant les
conditions requises ".
Genève, 25 brumaire an douze
(17 novembre 1803)
Ami-Jean
fait ses adieux à sa famille et part pour Bordeaux. Par suite du blocus imposé
par les anglais, il ne peut prendre n’importe quel bateau. Seuls les bateaux
américains sont autorisés à passer.
Il obtint son passeport à Bordeaux le 20 frimaire de l'an XII (12 décembre
1803) - cf. ci-dessous.

Il s’embarque pour New York. Son passage lui
a coûté 900 à 1 000 F nourriture comprise et six malles). De New York, il part
pour Philadelphie où il trouve un bateau en partance pour St Domingue. Il
retrouve son oncle maternel, négociant à Port au Prince. Mais il y a des révoltes continuelles à Port-au-Prince. Un
jour ils doivent s’enfuir. Ami-Jean part à Pointe-à-Pitre. Il épouse, à St
Pierre de la Martinique Marie-Pauline Souquet-Basiège,
catholique à la paroisse du Mouillage. De leur union naquit 9 enfants qui
choisiront à leur majorité leur religion : le
catholicisme. Il faut noter Que Septime-Léon choisit d'abord le protestantisme
puis le catholicisme.
La famille Souquet-Basiège est d'origine toulousaine. Elle s'installa à Basse
Terre Guadeloupe. Dans les années post révolutionnaires la Guadeloupe étant
occupée par les anglais ; la famille Souquet-Basiège émigre à la Martinique.
Elle se fixe à saint-Pierre et s'associe dans ce métier à des négociants de la
ville dont les Borde
Quelques mois après s'être marié Ami-Jean créa avec Jacques Louis Marie Fournier
négociant à Saint-Pierre une activité de commerce. Ami-Jean fit l'acquisition
d'ue goëlette et acheta des terres en l'Ile de Bièque dépendante de Porto-Rico.
(source 209 anciennes familles subsistantes de la Martinique)
En 1826, Ami-Jean Bourdillon demande sa naturalisation française. Le
gouverneur de la Martinique est sollicité par le ministre de la marine et des
colonies, le Comte de Chabrol pour un avis sur Ami-Jean. Cette demande est
rejetée : " la demande ne m'a pas paru susceptible d'être présentée au Roi".
Dans l'argumentaire dont certains passage sont difficilement lisible car
manusrits il apparaît que les rensignements sont peu favorables quant à sa
moralité et à sa probité si bien qu'il n'est pas admis dans la société de
Saint-Pierre. En 1992,
Henri Caillol essayait de donner une explication à ce refus : Ami-Jean
n'aurait-il "tout simplement été dans cette affaire victime de son lien de
parenté avec Isaac
Bourdillon dont l'administration de Charles X n'avait pas oublié le rôle
joué à Genève pendant la révolution".
Camille Borde, la femme de Septime Léon un des ses enfants
dans une lettre du
15 mai 1899 "recommandations à ses enfants et petits-enfants"
évoque la conversion d'Ami-Jean au catholicisme :
Votre grand-père paternel a reconnu que la religion catholique est
la seule véritable puisqu’il est mort en remplissant les devoirs du bon
catholique et abjuré le protestantisme".
Ami-Jean
mourut vers 1872 à plus de 90 ans.


Ami-Jean Bourdillon avec Aline à droite et
Betsy à gauche
Marie-Pauline Souquet-Basiège épouse d'Ami-Jean



Ami-Jean
Marie-Pauline Souquet-Basiège
La tombe d'Ami-Jean Bourdillon à St Pierre
avec Francis et
Ami-Jean
collection privée

François Bourdillon 2012 au cimetière de Saint Pierre
devant la tombe d'Ami-Jean
(6 générations depuis Ami Jean)


Tombe d'Ami-Jean
Epitaphe d"Ami-Jean
Les enfants d'ami-Jean



Théobald
Bourdillon
Parmi ses enfants :
* Aline
(protestante) qui épouse William Fraisse, polytechnicien, chef de
l'administration des Ponts et Chaussées du canton de Vaud. Il est un ancien
député au grand conseil et ancien membre de la municipalité de Lausanne. Ce
mariage montre qu'Ami-Jean gardait de solide lien avec le canton de Vaud. Nous
possédons de lui une
biographie
publiée le 20 août 1885 dans la gazette de Lausanne.
* Elisabeth, dit Betsy
(catholique) qui épouse Hippolyte Chambon armateur à Marseille
* Francis (protestant)
* Ami-Jean
(protestant),
né en 1822 à St Pierre de la Martinique, s’établit à Strasbourg
où il fonde une maison de négoce avec les Antilles. Il meurt avec sa femme en
1857 lors de l’épidémie de typhus ;
il avait 35 ans.
* Estelle (protestante)
* Caroline (catholique)
*
Septime-Léon
septième enfant, protestant puis catholique, né le 1er décembre 1829 à St Pierre
de la Martinique. Il travaille avec son frère Francis dans l’affaire familiale.
Il aura sept enfants :
Léonie, Julie, Emmanuel,
Albert,
François-Charles,
Jules,
Pauline, Octavie et
Léon.
Septime-Léon a la santé fragile. Les médecins l’engagent à aller s’installer en
France avec sa famille. Ils prennent des dispositions. Septime-Léon meurt en
janvier 1873 d’un cancer du foie. La famille s’embarque pour Marseille. Les
enfants sont très malheureux d’être enfermés dans un collège, eux qui sont
habitués dans leur île à être en liberté et dorlotés par leur " Da ". Leur mère
meurt en février 1902, c’est une immense peine pour tous ses enfants et petits
enfants.
Généalogie
* Octavie (catholique)
*
Théobald
(catholique), commissaire de la marine et
gouverneur des îles du Salut (le bagne). Il eut cinq enfants. Il épouse Herminie
de Chateauneuf du Quesne. Son dernier fils est Léon Bourdillon de Quesne de
Queylar qui habita aux Lecques et décéda à Majorque. Il était passionné de
généalogie. Il meurt de la fièvre jaune
à Garches.

Acte de décès de Théobald Bourdillon
Ami-Jean n'est pas le premier
Bourdillon a avoir habité à la Martinique. On retrouve un André
Bourdillon, natif d'Orléans décédé à Sainte Luce le 23 avril 1708
cf. Généanet.
André Bourdillon a été marié
le 29 avril 1681,
Le Marin, 97217, Martinique, Martinique, FRANCE, avec
Louise
CAILLOT 1665 et a eu une fille
en 1694
avec
Louise
BAUDOUIN 1648-1731 et a eu deux filles
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